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« Nature et Naturel | Accueil | Histoire de sentiments »

mercredi 13 juillet 2005

Commentaires

véronique

Rien à voir avec ta note, mais juste te dire que je craque (dans le sens fondre) pour ton post-it express "Un jour mon amour pour vous traversera vos rêves, mais il y a longtemps que je me serais réveillé" ; toujours, être à l'écoute des autres, surtout, laisser parler son coeur.
Bisous

Joan

Great movie, great time, great actors, as you I like
Kiss

Eilleen

You know that I know Johny?
A small meeting?
Keep your felling Phil
kiss

Féerisette

Je l'ai vu aujourd'hui et... j'ai vraiment adoré, mais adoré!!! ;o)
Une petite remarque: le prix à gagner n'est pas une vie de sucrerie, c'est au départ un prix inconnu, sensé être inimaginable et à la fin bien mieux que ça!!!

,.,^.".^,.,

CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE fait une jolie entrée dans le top hebdo, par la grande porte de la première place. Ses 766 547 entrées lui permettent d'envisager un avenir serein fait de millions d'entrées, de 2,1 millions pour être plus précis dans nos prévisions. Un bon score pour le couple Tim Burton / Johnny Depp. Mais c'est SLEEPY HOLLOW qui reste et restera le film le plus lucratif du réalisateur et de son alter "Léaud", grâce à un démarrage de 816 121 entrées (2 491 374 entrées au final). Mais CHARLIE fera mieux que les deux Edward, EDWARD AUX MAINS D'ARGENT (618 261) et ED WOOD (267 630). Quant à Tim Burton, seul, son apogée box officiale a été atteinte en 2001 avec LA PLANETE DES SINGES (3 970 011). Son dernier film, BIG FISH, sorti l'année dernière, avait cumulé 1 172 013 entrées. Johnny Depp, quant à lui, aura dut attendre 2003 avec PIRATES DES CARAIBES, LA MALEDICTION DU BLACK PEARL pour dépasser les 3 millions d'entrées (3 886 529).
Ce film permet à WARNER, le champion de 2004, de montrer le bout de sa bobine et de mettre en joug TFM, UIP et FOX (respectivement 1er, 2éme et 3éme du top 2005 avec plus de 10 millions d'entrées cumulées) avant de tirer avec THE ISLAND et de tenter de les achever avec HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU fin novembre.
Enfin, et nous aurons fait un tour complet du générique de la chocolaterie, les autres adaptations des livres jeunesses de Roald Dahl sont complètement distancées (JAMES ET LA PECHE GEANTE : 369 672, MATILDA : 247 526)

Chris

Pour la deuxième fois consécutive, Burton effectue un véritable travail d’introspection à travers ses réalisations. Un virage à 360° après la grande déception de « La planète des singes », totalement impersonnel, et une première mise au point avec « Big Fish », qui affirmait le choix de Tim Burton pour un cinéma non réaliste, ancré dans un univers magique et poétique.

Avec « Charlie et la chocolaterie », la suite en quelque sorte de « Big Fish », Tim Burton hurle sa volonté de jouir du plaisir simple, de la satisfaction qui semble ne servir à rien et qui constitue l’essence même de ce qu’est Tim Burton. Le chocolat constitue le symbole de ce plaisir simple.

Tim Burton cherche, réfléchit, regarde son passé, celui de son enfance et de la découverte de ses premiers plaisirs. Plaisir sucré, avec le chocolat et les bonbons, bien sûr, mais également plaisir visuel, avec la découverte d’un cinéma qui l’a émerveillé. Tim Burton suivait la même démarche de partage de ses goûts cinématographiques dans « Ed Wood » ou dans « Mars attacks ». Mais ici, il rajoute une couche. Ses références ? Charlie Chaplin, avec cette maison de travers qui fait immédiatement référence à « La ruée vers l’or ». Les usines et leur travail à la chaîne, images bien connues des « Temps modernes ». Kubrick, et la séquence des singes et du monolithe de « 2001, l’odyssée de l’espace ». Des références lourdes, sorties directement du septième art de légende, et très importantes pour la formation artistique de Tim Burton.

« Charlie et la chocolaterie », une œuvre d’introspection et de recherche de mémoire sur ce qui paraît essentiel au metteur en scène. L’essentiel, comme le monolithe de Kubrick, symbolisant toute la mémoire de l’univers. Et Tim Burton, de remplacer le monolithe par une barre de chocolat ! Quelle audace ! Une barre de chocolat, comme mémoire de l’univers ; et de comprendre alors qui est vraiment Tim Burton. L’artiste honnête avec lui-même, très peu influençable mais à l’écoute, en recherche permanente, en introspection et en perpétuel mouvement.


Tim Burton et sa nostalgie du passé, avec les déceptions qui en découlent. Les enfants d’aujourd’hui, lassés de tout, émerveillés de rien, dans l’oubli total du plaisir simple. A écouter Tim Burton, il faut croire que seule la pauvreté permettrait l’émerveillement, comme unique remède à l’ennui. La télévision insipide a remplacé le cinéma créatif, crime de lèse-majesté ! « Charlie et la chocolaterie » ou la chute de l’empire univers.

Tim Burton et lien familial. La famille réelle d’abord, dans une introspection Freudienne du lien avec le père. Un père frustrateur, puis la rupture avec le lien familial, puis plus rien. « Charlie et la chocolaterie » ou la recherche d’une nouvelle famille. A cet égard, ce film peut être rapproché d’un autre monument du septième art, « Citizen kane » d’Orson Wellles.

La famille fictive ensuite, celle du cinéma bien sûr, avec Chaplin, Kubrick, Welles… Et puis Christopher Lee, qui joue le père de Johnny Depp dans le film, de la même façon que Vincent Price jouait le père dans « Edward aux mains d’argent ». Par ces choix pour les rôles du père, très explicites, Tim Burton fait immédiatement référence au cinéma bis fantastique qu’il a adoré et qui a fait office de seconde famille pour lui.

Selon moi, un film très important dans l’œuvre de Tim Burton, où il réussit à travers l’œuvre d’un autre, Roald Dahl et sa littérature en enfantine, à parler de lui-même. Malgré les défauts habituels de Tim Burton, parfois trop manichéen, répétitif ou explicatif, « Charlie et la chocolaterie » se profile comme une de ses œuvres les plus personnelles. Une œuvre très honnête mais difficile d’accès, tant les références et les symboles sont abondants.

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