La brume se lève sur la baie comme un rideau sur une immense scène, je quitte la 101 et ses 6 pistes de carrosseries, pour descendre sur Sausalito, la mer commence à envelopper la route, doucement tout s'éveille deux pélicans rasent une maison flottante rose bonbon, je tourne vers le parking, c'est fou le nombre de voitures blanche, tiens la mienne aussi, suffit de mettre un ruban de couleur sur l'antenne pour la reconnaître le soir au milieu des autres. Le ferry appelle les retardataires, docilement il attend les passagers balancé par un léger roulis. Un " Morning Sir " enrobé d'un immense sourire m'accueille à la passerelle, nous sommes tous occupés à préparer la journée, les secrétaires tapent sur leurs Mac, (tiens blancs comme les voitures), les banquiers plongés dans les journaux du matin et les touristes étalent les plans de la ville sur tout les espaces libre. Lentement le ferry quitte le quai, laissant Sausalito comme une aquarelle aux douces couleurs accrochée au mur. La brise du large empli les coursives, nous frôlons Alcatraz la grise, tandis que le Golden Gate bridge sort du brouillard d'un coup dans toute sa splendeur comme pour nous saluer. La ville blanche semble s'allumer au fond le baie, docilement elle attend que nous accostions pour nous parler, nous envoûter, nous posséder, nous chanter, nous murmurer que nos rêves ne peuvent se réaliser qu'ici au bout de l'Amérique et comme les chercheurs d'or du siècle dernier on la croit Sir, car elle sait si bien nous caresser. Déjà Market street et sa vie trépidante avec ses bureaux qui décollent vers le ciel sans regarder en bas, sauter dans le cable car et vite rejoindre le St. Francis Café , j'y ais rendez vous avec des créateurs, rêveurs. Il est déjà bientôt midi, le temps passe très vite ici, il faut dire que nous sommes au bord du monde et qu'après c'est les étoiles.
Philsland©CaliforniaChronicles
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