Tout est bien

Entre ciel et terre, je ne désire plus que les arbres, voici donc ce que je suis ce que je n'étais pas quand enfant je contemplais les étoiles.J'ai tout oublié, j'écris, parce qu'oublier et un don, mais je me souviens que nous sommes montés de la mer. Que la terre donne toujours comme sujet au monde, un petit jardin qui repose entre les îles au milieu d’un vent fondant comme cire. Là-bas, l'été s’établit toute l'année, plein de lézards, de sable, de pastèques. Les amours durent tant qu'ils rafraîchissent.Vagues sur vagues roulant contre moi, mot après mot je trouverais au plus profond du bleu de la terre, une chose incomprise à l'instant, au milieu du silence ma médiation voyage entre mes mains ouverte, mourrir est toujours devant. L'ourlet du rivage s'est posé sur tes cils, tu es devenue mon ombre entre ciel et terre, tout est bien.

6174593776_IMG_0421©Philsland


Le soleil roule

6174669456_IMG_0565C'est l'heure du retour des choses, sur la mer et sur la campagne se glisse une ombre lente et mon pas tremble. Déjà le pin pluie et sa couleur rousse écureuil grignote l'automne qui s'annonce.Tandis que les colonnes du silence veillent sur d'inutiles médias, depuis le bord d'une terrasse aussi blanche que le ciel des constellations, je regarde ma plume qui marche toujours devant, envie d'écrire, envie de vivre. Les paroles évoquent des actes trop souvent manqués, l'éloquence de l'eau évoque nos libertés perdues, le passé sommeil à nos côtés. Le désir du satin attire la main ténue, besoin de donner des soins futiles à un rosier impensé. Tout n'est qu'apparence et illusion sans la connaissance du code de l'univers. La mer laisse toujours ses oreilles sur la plage, m'a confié Eluard et seule ta présence vainc la perfection de l'homme. Le soleil doucement roule en nos regards amoureux, nous ouvrons les yeux sur les océans et les campagnes. Bientôt parmi les saisons au mille couleurs, je promènerai ma main sur le sourire de ta peau.

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Lucy

737298401036607488Sans la force de choisir, tu restes sentimentale. Tu allumes la lumière, tu l'éteins et même dans les rêves tu te sens étrangère. Au sein de la maturité du plaisir, quel transport choisir. Entre tes certitudes, il y a la nature et les poètes qui descendent vers la poésie, s'en remettant aux limites du sentier étroit. Exilés sans que ce soit dans le lointain. Mais dans cette lumière de l'entre deux, ils perçoivent l'invisible vérité des choses. Tout le monde te sourit quand en dérivant tu dépasses les fleurs. Une journée de bonheur s'achève toujours dans une aquarelle. Des taxis en papier-journal apparaissent en bas sur le rivage, grimpe à l'arrière la tête dans les nuages. Waiting to take you away and you're gone Lucy.

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Nous sommes allés

6174593776_IMG_0428J’ai traversé de nombreux déserts, maintenant je me sens dans ma patrie, douces couleurs de somnolences de mon âme. La flotte des heures s’abimait dans la nuit, pourtant Les arbres avaient tournés le dos de ce côté. Les plaintes se confondaient avec le bruit de la marée, après une pluie de lumière bleue, des forêts salées surgirent. Aller aussi loin dans ses rêves et ne plus s’en souvenir. En attendant, je préférais demeurer dans le mot. Aujourd’hui nous faisons trembler les horizons et nous ne sommes que folie, folie, folie. Dans l’eau obscure, au milieu des étoiles, tu t’enfonces parmi les draps. Tu aimes les mots soudain, tu en fait de pleines listes sur des carnets à spirale, que tu oublies aussitôt. Laisse le temps faire le reste, ferme les fenêtres et souviens toi de la lumière au sein de laquelle nous sommes allés.

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19620421_10155021367473375_2418032563235439325_oLa mémoire du temps est lourde de rumeurs, les ancêtres nous répètent toujours les mêmes phrases. Le vent ne regarde jamais devant et les montagnes ne font rien pour l’éviter, il n’y a que la mer qui se laisse courtiser sous ses caresses. Nos rêves entassés se brouillent à travers le brouillard du passé, laissant trop souvent ouverte la fenêtre de la rancune, rare sont ceux qui ouvre la porte afin de régler les incompréhensions. La mort hésite entre les uns et les autres, elle repart un sourire en coin, se trompant souvent et n’arrêtant jamais son sordide manège. Les chiens sont toujours un peu triste devant toutes ces erreurs et restent seuls couchés sur la terre de leurs amitiés. Il existe des rides sans haine façonnée par le vent et le sable et la beauté du monde. Je n’ai pas ton doute mais je doute trop souvent de tout ce qui se rapporte à moi-même, combien de vies pour être certain de la position de nos coeurs au sein de la position des planètes. Se balader pour apprendre et se concentrer sur l’essentiel, l’instant présent, l’ amour que nous porte notre corps et la tendresse de la nature. Ecrire toujours, pour savoir et chercher comment mettre l’amour dans un poème, en pensant peut être à Dieu, écrire toujours pour effacer les rumeurs de la mémoire du temps. Ecrire surtout pour continuer la beauté de ce monde et pour faire rentrer le réel à l’intérieur des mots.

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Lisser le ciel

IMG_0051Dans la lueur du soir déjà absent, les rives lointaines se soulèvent. Comment peut on rendre cette humanité heureuse en la mutilant, s’éloigner des mois funeste couvert d’armes. Le monde se répand en moi béance absolue, je vais insuffler la vie à cette ombre, quand la lumière respire encore agrippée aux nuages. Faut il mettre des lunettes de soleil pour sourire aux autres. Les goélands gagnent la hauteur de l’air dés que la nuit tombe. Je serais à changer bien des choses, mais surtout pas les mots des poèmes qui parlent d’amour et de désir. Je te vois, je nous vois, dans le brasier d’or de la tendresse ressentant la douceur d’une caresse subite comme l’écume de la vague lissant le ciel.
 
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