Nous sommes allés

6174593776_IMG_0428J’ai traversé de nombreux déserts, maintenant je me sens dans ma patrie, douces couleurs de somnolences de mon âme. La flotte des heures s’abimait dans la nuit, pourtant Les arbres avaient tournés le dos de ce côté. Les plaintes se confondaient avec le bruit de la marée, après une pluie de lumière bleue, des forêts salées surgirent. Aller aussi loin dans ses rêves et ne plus s’en souvenir. En attendant, je préférais demeurer dans le mot. Aujourd’hui nous faisons trembler les horizons et nous ne sommes que folie, folie, folie. Dans l’eau obscure, au milieu des étoiles, tu t’enfonces parmi les draps. Tu aimes les mots soudain, tu en fait de pleines listes sur des carnets à spirale, que tu oublies aussitôt. Laisse le temps faire le reste, ferme les fenêtres et souviens toi de la lumière au sein de laquelle nous sommes allés.

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19620421_10155021367473375_2418032563235439325_oLa mémoire du temps est lourde de rumeurs, les ancêtres nous répètent toujours les mêmes phrases. Le vent ne regarde jamais devant et les montagnes ne font rien pour l’éviter, il n’y a que la mer qui se laisse courtiser sous ses caresses. Nos rêves entassés se brouillent à travers le brouillard du passé, laissant trop souvent ouverte la fenêtre de la rancune, rare sont ceux qui ouvre la porte afin de régler les incompréhensions. La mort hésite entre les uns et les autres, elle repart un sourire en coin, se trompant souvent et n’arrêtant jamais son sordide manège. Les chiens sont toujours un peu triste devant toutes ces erreurs et restent seuls couchés sur la terre de leurs amitiés. Il existe des rides sans haine façonnée par le vent et le sable et la beauté du monde. Je n’ai pas ton doute mais je doute trop souvent de tout ce qui se rapporte à moi-même, combien de vies pour être certain de la position de nos coeurs au sein de la position des planètes. Se balader pour apprendre et se concentrer sur l’essentiel, l’instant présent, l’ amour que nous porte notre corps et la tendresse de la nature. Ecrire toujours, pour savoir et chercher comment mettre l’amour dans un poème, en pensant peut être à Dieu, écrire toujours pour effacer les rumeurs de la mémoire du temps. Ecrire surtout pour continuer la beauté de ce monde et pour faire rentrer le réel à l’intérieur des mots.

Philsland Entre2 Mondes


Lisser le ciel

IMG_0051Dans la lueur du soir déjà absent, les rives lointaines se soulèvent. Comment peut on rendre cette humanité heureuse en la mutilant, s’éloigner des mois funeste couvert d’armes. Le monde se répand en moi béance absolue, je vais insuffler la vie à cette ombre, quand la lumière respire encore agrippée aux nuages. Faut il mettre des lunettes de soleil pour sourire aux autres. Les goélands gagnent la hauteur de l’air dés que la nuit tombe. Je serais à changer bien des choses, mais surtout pas les mots des poèmes qui parlent d’amour et de désir. Je te vois, je nous vois, dans le brasier d’or de la tendresse ressentant la douceur d’une caresse subite comme l’écume de la vague lissant le ciel.
 
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Egaré

GOPR11Egaré dans le jour, égaré dans la nuit, Nous foulons la terre d’où nous venons. Nous avons les sources, mais point de ravines toi et moi, notre porte s’ouvre sur la rue, basses sont nos fenêtre. le jus que l’on tire des feuilles sera l’encre verte dont je me servirai pour décrire les chemins qui mène aux rivages de nos rêves. Nous parcourons le monde, des baisers voyageurs plein les poches, les couleurs de l’éclat, le bleu, le carmin, l’éclat jaune de nos rires, indiquent notre position. Chaque vague édifie un monde, que peu imagine, les yeux trouvent les yeux où le mots attendent nos caressent. Et soudain la paix, au milieu des arbres de mer, l’air sent le printemps, si je rêve, ne m’éveillez surtout pas.

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Aussi loin

18076963_10154802922518375_289458787735140547_oDu grand cristal inutile où se répète le temps, il faudra comprendre la leçon du chagrin et comment réparer ce qui danse . Emmène moi, vers les hautes terres au feuillage de neige, là où l’air se laisse toucher. Peu à peu les ombres se libèrent, Je vois à travers des images se dessiner d’autres images, aussi paisible que le dos des rochers. Alors je parle tout seul et sous les arbres je m’assieds. Avant de t’aimer je n’avais rien, Je ne veux que rester sur tes paupières et ne jamais m’envoler. La grande route de l’aube, nous attendras toujours, pour aller aussi loin que l’amour.

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Pierre de pluie

GOPR5095Ce qui survivra sera bleu, comme la mer au solstice, L’écriture change à chaque instant et les arbres s’accordent pour se taire. Les traces de tes pas sur mon ombre traversent mon âme, faut il toujours résider quelque part pour exister. Les étagères regorgent de livres au milieu de tes rires et nos têtes emplies d’ancêtres qui radotent sont souvent lourdes de rumeurs. Je vois là-bas, très haut un vol de cigognes, pureté de l’air, au loin des montagnes oxydées par des orages magnétiques, fermons les yeux et sentons le vent qui lentement nous porte. Je me souviens d’autres saisons, d’autres temps, aventure d’une pierre de pluie, tombée du ciel avec fracas. Les poètes affranchis vieillissent ensemble, comme les villes oubliées et l’histoire traverse notre présent perpétuel, ta main posée sur ma nuque. Tu gravis avec moi un instant ces marches de méthane qui nous mènent la connaissance. L’eau est prés de nous, l’eau véritable, celle des sourires et des larmes, jusqu’à la fin et ainsi s’incline t’on.

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