L'hiver nous oubliera

La nuit redouble d'attention, je doute de ce qui se rapporte à moi-même. L'ombre se glisse sous la page blanche, doucement j'entre en moi. Voici l'automne j'en recueille les dernières couleurs dans mon mouchoir bleu collé à la vitre, déjà j'esquisse sur la blancheur de l'hiver. Dans nos main une étoile, qui nous rappelle que nous disposons de jours qui nous sont comptés, souviens toi, les gens de notre espèce se doivent de vivre vite, car tout existe dans un seul jour, est-ce pour cela que l'aube nous surprend toujours. L'apothéose c'est la mer et le fond de tes yeux, où se trouve une fontaine de fleurs, voilà ma vie, voilà mon bien. Un rosier gelé craque déjà en mon regard figé, ce qui nous fait oublier, dure toujours si peu. La source n'existe pas sans ravines c'est pour cela que je cherche l'espoir que tes doigts me feront encore rire au fond des mots. Je t'aime comme on aime l'eau et le vase en terre cuite qui en contient, bientôt l'aube nous relancera le soleil dans la chaude odeur des jasmins et l'hiver nous oubliera.

©Philsland Nown-1


Tout est bien

Entre ciel et terre, je ne désire plus que les arbres, voici donc ce que je suis ce que je n'étais pas quand enfant je contemplais les étoiles.J'ai tout oublié, j'écris, parce qu'oublier et un don, mais je me souviens que nous sommes montés de la mer. Que la terre donne toujours comme sujet au monde, un petit jardin qui repose entre les îles au milieu d’un vent fondant comme cire. Là-bas, l'été s’établit toute l'année, plein de lézards, de sable, de pastèques. Les amours durent tant qu'ils rafraîchissent.Vagues sur vagues roulant contre moi, mot après mot je trouverais au plus profond du bleu de la terre, une chose incomprise à l'instant, au milieu du silence ma médiation voyage entre mes mains ouverte, mourrir est toujours devant. L'ourlet du rivage s'est posé sur tes cils, tu es devenue mon ombre entre ciel et terre, tout est bien.

6174593776_IMG_0421©Philsland