Faut il

23551148_10155385362678375_3177057959680235434_oFaut il dormir comme dort la nuit, dans le silence couché au milieu des étoiles, où seules quelques ombres se déplacent, pour apercevoir ton âme. La neige de ta peau si prés de mon coeur ensorcelé, risque un retour de flamme, nous brûlons de plus d'amour, mais qui peut nous sauver. Tout ce qui est beau, s'éloigne un jour, en pleine lumière, mais l'éclat du noir reste et éblouit nos passions. La traversée des champs de roses au crépuscule, en pleine tempête de douceur me ramènera toujours vers toi et de la poussière de mes mots monte ton corps vers la lumière infinie de l'amour. Nous qui sommes, que rien n'abrite, sinon le regard de l'autre, je sais qu'un jour nous retrouverons le bouclier d'Achille.

©Philsland

 

Elle m'a dit

23622023_10155380727333375_3561119410089105052_nJe n’ai pas fait de maison, ailleurs qu’à l’intérieur de moi-même, je ne crois pas en Dieu, à la spiritualité, juste en l’honnêteté face à moi-même. Mon propre regard est mon seul juge, ma seule justesse. C’est ici, ma solitude et mon silence, la meilleur réponse au questionnement de l’individu. L’individualité, et le peu d’importance que prennent les évènements. La dérision, et l’infini, le poids d’un si grand espace, pour un être si petit… Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle, et qu’enfin je trouve un sommeil entier, qu’un seul de tes bras suffit à mon repos. Qu’il n’est rien d’autre, que l’ écho de ma propre voix, qui cogne encore avant de mourir. Je n’ai pas d’autre maison que cet espace et ce vertige. Ce doux poison qu’est, ma solitude. Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle, et qu’enfin je trouve un sommeil entier, qu’un seul de tes bras suffit à mon repos.

©Philsland&Valhère


Une brève journée

Eventant sur nos visages la bruine des saisons, dans le matin furtif, accomplissant sa courte visite, on peut voir l'amour traverser les rues. Comme un poisson doré saisi dans son monde de glace, Je ne suis citoyen d'aucun pays, Je suis simplement, existant au delà du monde où l'on mesure au millimètre près le bien du mal. La douleur vient de la séparation des routes et mon âme baigne dans l'ocre jaune à jamais. Une deuxième vie est nécessaire, pour qu'au moins nous pardonnions, déjà Les chauves souris du soir affluent et les lanternes s'éteignent, laissant la lune éclairer nos rêves depuis l’enfance. Il me semble soudain que je vois tes cheveux qui passent, pourtant le grand portail est fermé, les buissons de jasmins frémissent sous le souffle du souvenir, une flamme blanche brusquement, la couleur. Effacée. Eclat dans les yeux. Le noir. Capture d’écran 2015-12-31 à 23.43.38

©Philsland