Un monde à part

L'une sur l'autre, les maisons tant bien que mal, avec un peu de lumière jetée sur les ombres du passé. L'étranger ne connait une ville, que le soir lorsqu'elle s'endort. Elle aurait tant voulu être libre chez elle, la femme qui perd son pays, devient une éternelle voyageuse, partout où elle pose le pied, une étincelle le mène ailleurs. Ne jamais céder à l'opium, ni ne s'abandonner aux rêves des marchands, elle voudrait un endroit qui bannit l'argent. Mais pour cela, il faut depuis longtemps avoir dépassé la forêt, arriver là où l'on devine encore une trace de charrue, là ou l'on entend le son du rossignol pesant sur le feuillage qui rejoint la montagne et le rire d’un enfant. C'est un endroit qui se trouve entre nos pensées et qui nous fait oublier, il dur toujours si peu. Les fleurs, je les dessine avec la plume, sans oublier la mer qui réclame toujours des collines dans nos récits. Un refuge, la solitude un endroit à l'écart où les merles si noirs nous aveuglent. De ces milliards de pétales de rêves, j'ai créé un monde aussi tendre est simple que son regard et si j'étais une homme enfermé dans une femme.
 
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Faut il

23551148_10155385362678375_3177057959680235434_oFaut il dormir comme dort la nuit, dans le silence couché au milieu des étoiles, où seules quelques ombres se déplacent, pour apercevoir ton âme. La neige de ta peau si prés de mon coeur ensorcelé, risque un retour de flamme, nous brûlons de plus d'amour, mais qui peut nous sauver. Tout ce qui est beau, s'éloigne un jour, en pleine lumière, mais l'éclat du noir reste et éblouit nos passions. La traversée des champs de roses au crépuscule, en pleine tempête de douceur me ramènera toujours vers toi et de la poussière de mes mots monte ton corps vers la lumière infinie de l'amour. Nous qui sommes, que rien n'abrite, sinon le regard de l'autre, je sais qu'un jour nous retrouverons le bouclier d'Achille.

©Philsland

 

Elle m'a dit

23622023_10155380727333375_3561119410089105052_nJe n’ai pas fait de maison, ailleurs qu’à l’intérieur de moi-même, je ne crois pas en Dieu, à la spiritualité, juste en l’honnêteté face à moi-même. Mon propre regard est mon seul juge, ma seule justesse. C’est ici, ma solitude et mon silence, la meilleur réponse au questionnement de l’individu. L’individualité, et le peu d’importance que prennent les évènements. La dérision, et l’infini, le poids d’un si grand espace, pour un être si petit… Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle, et qu’enfin je trouve un sommeil entier, qu’un seul de tes bras suffit à mon repos. Qu’il n’est rien d’autre, que l’ écho de ma propre voix, qui cogne encore avant de mourir. Je n’ai pas d’autre maison que cet espace et ce vertige. Ce doux poison qu’est, ma solitude. Et si tu comprenais, sans que jamais l’on ne parle, et qu’enfin je trouve un sommeil entier, qu’un seul de tes bras suffit à mon repos.

©Philsland&Valhère